Washington (Le Journal de Bruxelles) 17 janvier 2026 – Le président américain Donald Trump a annoncé la formation d’un conseil de la paix pour Gaza qu’il présidera, invitant plusieurs dirigeants mondiaux à y siéger. Cette initiative s’inscrit dans la phase deux du plan américain pour superviser la transition politique et la reconstruction de l’enclave. Des invitations ont été envoyées à des homologues comme Recep Tayyip Erdogan, selon les autorités turques.
Donald Trump a dévoilé jeudi 15 janvier la création de ce conseil, une étape clé de son plan pour stabiliser Gaza après un cessez-le-feu fragile. L’instance doit encadrer un comité palestinien temporaire composé de technocrates chargés de l’administration de l’enclave. Trump assume la présidence de ce conseil, dont la liste des membres sera bientôt publiée.
Qu’est-ce que le Conseil de la paix pour Gaza ?
Le Conseil de la paix pour Gaza a été annoncé par Donald Trump sur sa plateforme Truth Social le 15 janvier. Selon Le Monde, cette instance présidée par le président américain vise à superviser les administrateurs gazaouis lors de la transition politique. Elle s’intègre à la deuxième phase du plan américain pour l’enclave, ouverte la veille par la Maison Blanche.
Ce plan prévoit la formation d’un comité national palestinien apolitique de 15 technocrates, dirigé par l’ingénieur civil Ali Shaath, ancien haut fonctionnaire. Ce comité aura pour mission de gérer Gaza pendant une période transitoire, a souligné Trump. Comme rapporté par Le Club des Juristes, le conseil encadrera directement cette structure temporaire.
Trump a insisté sur l’engagement de ces dirigeants palestiniens pour un avenir pacifique, selon ses déclarations sur Truth Social citées par Le Monde. L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a présenté cette phase comme dédiée à la reconstruction de Gaza.
Quelles invitations ont été adressées aux dirigeants étrangers ?
Le président Trump a invité plusieurs chefs d’État à rejoindre le conseil en tant que membres fondateurs. Le Figaro rapporte que le 16 janvier, une lettre a été envoyée au président turc Recep Tayyip Erdogan pour qu’il siège à cette instance. Burhanettin Duran, directeur de la communication de la République turque, a confirmé cette invitation sur X.
La Croix indique que Trump a convié « plusieurs dirigeants » sans préciser tous les noms dans l’immédiat, mais dans le contexte du plan pour Gaza. Le ministère turc des Affaires étrangères a désigné le chef de la diplomatie Hakan Fidan pour le comité exécutif supervisé par le conseil, selon Le Figaro. Erdogan n’a pas encore réagi publiquement à l’invitation.
Ces invitations visent à élargir l’influence internationale sur le processus, dans un conseil que Trump dirige en tant que président fondateur. La Turquie, soutien des Palestiniens et proche du Hamas, avait participé à l’accord de cessez-le-feu d’octobre en Égypte, note Le Figaro.
Quels rôles précis pour les invités potentiels ?
Pour la Turquie, Hakan Fidan participera au comité exécutif, chargé de mettre en œuvre les décisions du conseil. Ankara s’est déclarée prête à contribuer à une force de surveillance du cessez-le-feu et à la reconstruction de Gaza, dévasté par deux ans de conflits, selon les déclarations officielles relayées par Le Figaro. D’autres dirigeants comme Javier Milei d’Argentine et Abdel Fattah al-Sissi d’Égypte ont été mentionnés dans des titres, bien que les détails restent en attente de confirmations.
Le Monde précise que la liste complète des membres du conseil sera dévoilée prochainement par Trump. Cette ouverture à des acteurs internationaux renforce le caractère multinational de l’initiative américaine.
Quel est le contexte du plan de paix américain pour Gaza ?
Le plan de paix pour Gaza, annoncé par Donald Trump en 2025 lors d’une conférence de presse avec Benyamin Netanyahou, vise à mettre fin à la guerre en cours. Selon Wikipédia, il comprend vingt points spécifiques, distincts d’une proposition antérieure. Trump avait fixé des ultimatums au Hamas, menaçant d’anéantissement en cas de refus.
Le Hamas a accepté de libérer des otages israéliens et exprimé une volonté de négocier, sans renoncer à son influence, note la même source. Des pourparlers ont eu lieu à Charm el-Cheikh, avec des délégations israélienne et du Hamas. Trump appelait à une résolution rapide de la première phase.
La phase deux, entérinée récemment, inclut un accord de démilitarisation global avec le Hamas, prévoyant la remise des armes et le démantèlement des tunnels, comme l’a insisté Trump cité par Le Monde. Une force internationale de stabilisation est également prévue pour sécuriser Gaza et former des unités locales.
Quelles réactions et implications attendues ?
Les réactions immédiates se concentrent sur la Turquie. Ankara, ayant soutenu l’accord de cessez-le-feu et offert son aide pour la reconstruction, pourrait jouer un rôle clé malgré sa proximité avec le Hamas. Le Figaro note que la Turquie est prête à déployer une force de surveillance.
Sur le plan régional, ce conseil pourrait accélérer la reconstruction après trois mois de cessez-le-feu fragile, selon La Croix. L’implication de dirigeants comme Erdogan vise à légitimer le processus auprès des Palestiniens. Trump a salué l’engagement des technocrates palestiniens pour une gouvernance transitoire.
Les prochaines étapes incluent la publication de la liste des membres et le déploiement effectif du comité. Steve Witkoff a lié cette phase à la reconstruction, tandis que Trump exige un démantèlement complet des infrastructures du Hamas. La supervision par le conseil international marquera un tournant dans la transition politique à Gaza.
Ce développement survient après des mois de négociations intenses, avec un Hamas partiellement coopératif sur les otages mais réticent sur le désarmement. Le plan américain, soutenu par Israël, cherche à stabiliser l’enclave via une administration temporaire apolitique avant une gouvernance durable. Les invitations à des leaders mondiaux élargissent le soutien diplomatique à cette initiative.