Bruxelles (Le Journal de Bruxelles) 26 février 2026 – Les autorités ont placé sous scellés six commerces « Tanger Marché » à Bruxelles et Anvers. Sur 21 travailleurs contrôlés, 20 exerçaient au noir et au moins 15 étaient en situation irrégulière.
Ce coup de filet révèle des pratiques illégales généralisées dans ces épiceries d’origine marocaine. Les inspections ont été menées conjointement par la police, l’inspection du travail et les services d’immigration.
Quels sont les faits précis de cette opération ?
Selon Sudinfo, les six établissements « Tanger Marché » ont été fermés administrativement jeudi dernier. Les contrôles ont eu lieu simultanément dans les deux villes flamandes et bruxelloises.
Sur les 21 employés identifiés, 20 n’étaient pas déclarés et percevaient des salaires au noir. Au moins 15 d’entre eux n’avaient pas de titres de séjour valables, comme rapporté par le média belge.
Les marchandises ont été saisies et les propriétaires font l’objet d’enquêtes pour infractions au code des étrangers et au droit du travail.
Quelle est la réaction des autorités et du secteur ?
Les services d’inspection du travail ont qualifié cette opération de « réussite » dans la lutte contre l’économie souterraine. Selon Sudinfo, elle s’inscrit dans une série de contrôles ciblés sur les commerces ethniques.
Les représentants des communautés marocaines à Bruxelles appellent à la régularisation des travailleurs vulnérables, sans commenter directement l’affaire. Aucune réaction officielle des propriétaires n’a été rapportée à ce stade.
Quelles mesures ont été prises immédiatement ?
Les scellés ont été apposés pour une durée indéterminée. Les travailleurs sans papiers ont été conduits vers les centres fermés en vue d’expulsion, précise Sudinfo.
Des amendes élevées sont attendues pour les employeurs, avec possible poursuite pénale pour exploitation de main-d’œuvre clandestine.
Quelles implications pour les commerces similaires ?
Cette affaire pourrait annoncer une vague d’inspections accrue sur les épiceries et marchés halal en Belgique. Les autorités visent à éradiquer le travail illégal qui représente des pertes fiscales importantes.
Les prochaines étapes incluent l’analyse des comptes des six magasins et des auditions des suspects. Une régularisation exceptionnelle n’est pas exclue pour certains employés, selon les pratiques habituelles.
Cet événement met en lumière les défis de l’intégration économique des migrants en Belgique, avec un renforcement des contrôles pour protéger le marché du travail légal.