Saint-Nicolas (Le Journal de Bruxelles) 26 février 2026 – La station de traitement des eaux usées de Saint-Nicolas, à Lévis, déborde régulièrement, rejetant 15 % des eaux souillées dans la rivière Chaudière qui se jette dans le fleuve Saint-Laurent.
Des rapports municipaux de 2024 révèlent 133 débordements non conformes en 2023, avec une augmentation en 2024 même par temps sec. Un moratoire sur la construction est en vigueur depuis novembre 2024 pour limiter les rejets.
Quels sont les faits sur les débordements à Saint-Nicolas ?
La station d’épuration de Saint-Nicolas traite seulement 85 % des eaux usées qu’elle reçoit, selon des informations relayées par divers médias. Les 15 % restants sont directement envoyés dans la rivière Chaudière, un affluent du fleuve Saint-Laurent.
Un rapport des fonctionnaires municipaux, transmis aux élus en 2024, indique 133 débordements non conformes en 2023. En mai 2024, ce nombre était déjà plus élevé que l’année précédente, même par temps sec, faute de capacité de l’usine.
La Direction du Génie de la Ville de Lévis précise que l’usine ne peut plus absorber de nouveaux logements ou développements industriels. Au moins 1000 logements étaient encore prévus dans les secteurs rattachés à cette station.
Quelle est la réaction des autorités ?
La Ville de Lévis assure agir de manière responsable face à la situation. Un moratoire sur la construction est en vigueur depuis novembre 2024 pour éviter d’augmenter les rejets excédentaires, comme l’a indiqué un avis juridique municipal de 2024.
Interpellé à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Benoît Charette, a qualifié les débordements dans le fleuve de « problème ».
Quelles données manquent-elles ?
Le titre de l’article original de Radio-Canada mentionne une admission de Blaney indiquant « Je n’ai pas la donnée » concernant les débordements. Les rapports disponibles confirment l’ampleur du problème sans préciser cette déclaration exacte dans les sources consultées.
Quelles sont les implications pour l’avenir ?
Ce cas s’inscrit dans un contexte plus large au Québec, où 415 municipalités ont connu 44 809 épisodes de déversements d’eaux usées en 2024. La station de Saint-Nicolas illustre les défis de capacité des infrastructures face à la croissance.
Les autorités locales maintiennent le moratoire pour préserver la capacité existante et limiter les rejets dans les cours d’eau.
La situation à Saint-Nicolas met en lumière les limites des stations de traitement des eaux usées, avec des débordements persistants malgré les mesures en place, selon les rapports municipaux de 2024.