Bruxelles (Le Journal de Bruxelles) 14 janvier 2026 – Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en deuxième lecture un avant-projet de décret visant à clarifier et renforcer le principe de neutralité dans les écoles.
Cette mesure instaure une neutralité d’apparence pour le personnel en interdisant les signes convictionnels visibles et harmonise les pratiques entre réseaux scolaires. Le texte entrera en vigueur à la rentrée 2026-2027 après concertation.
Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté cet avant-projet en deuxième lecture, marquant une étape clé pour les établissements de l’enseignement officiel organisé et subventionné, ainsi que les écoles libres non confessionnelles adhérant à la neutralité. Selon le site du MR, cette décision vise à créer un cadre juridique clair protégeant l’école comme lieu d’émancipation.
Quelles sont les principales mesures du décret sur la neutralité ?
L’avant-projet impose une neutralité d’apparence renforcée pour tous les membres du personnel scolaire. Cela inclut l’interdiction du port de signes convictionnels visibles, sans distinction de conviction ou d’origine, pour les enseignants, directions, éducateurs, personnels administratifs, paramédicaux, ouvriers, cuisiniers, stagiaires et autres professionnels actifs dans les écoles.
Cette interdiction s’étend aux CPMS, internats et centres de plein air dépendant de ces établissements, comme rapporté par le site du MR. Les signes convictionnels sont définis comme tout vêtement ou accessoire exprimant une conviction politique, idéologique, philosophique ou religieuse, selon RTL.
Pour les élèves, aucune interdiction générale n’est prévue. Les écoles conservent leur liberté de fixer une telle règle dans leur règlement d’ordre intérieur, précise la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny citée par RTL.
Comment le décret modifie-t-il les pratiques en classe ?
Le texte supprime l’obligation actuelle pour les enseignants d’aborder les thèmes en termes ne froissant aucune opinion ou sentiment des élèves. Elle est remplacée par le principe de respect mutuel et de liberté d’expression des élèves, tout en garantissant la liberté d’enseignement.
Selon Valérie Glatigny interrogée par RTL, cela permet de rappeler que les enseignants doivent être libres d’enseigner selon les référentiels, face à certaines contestations des savoirs. Des formations ciblées seront organisées pour les équipes éducatives, incluant une sensibilisation à la radicalisation, afin de gérer les contestations liées aux apprentissages.
Quels outils de suivi et d’accompagnement sont prévus ?
Un rapport biennal sur le respect de la neutralité sera transmis au Parlement par les établissements concernés, indique le site du MR. Un cadastre global des règlements relatifs au port de signes convictionnels pour le personnel et les élèves, tous réseaux confondus, sera également réalisé.
Les équipes éducatives bénéficieront d’un accompagnement et de formations pour respecter la pluralité et la liberté d’expression des élèves, tout en appliquant le décret.
Quelles réactions suscite cette réforme dans le milieu scolaire ?
Le texte fait suite à une première lecture et sera soumis à la concertation des acteurs de l’école avant son adoption définitive, comme annoncé par RTL. Valérie Glatigny explique que le cadastre pour les élèves vise à évaluer les situations vécues dans les écoles, sans imposer d’interdiction uniforme.
Le Gouvernement souligne que la neutralité protège l’école en tant que lieu d’émancipation, selon le communiqué du MR. Aucune réaction négative ou citation critique d’opposants n’a été rapportée dans les sources vérifiées à ce stade.
Quelles implications pour la rentrée 2026-2027 ?
Le décret entrera en application à la rentrée scolaire 2026-2027, offrant ainsi un délai pour les formations et adaptations nécessaires. Cela harmonisera les pratiques dans les réseaux concernés, renforçant la neutralité sans toucher à la liberté des élèves en matière de signes convictionnels.
Ce cadre vise à répondre aux défis actuels de l’enseignement, en garantissant un environnement neutre pour tous, comme le précise le site du MR. Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles suit ces évolutions, avec un document dédié intitulé “Evolutions en matière de neutralité dans nos écoles”.
Cette réforme confirme l’engagement du Gouvernement à clarifier le principe de neutralité, avec un déploiement progressif à partir de 2026-2027. Les mesures, centrées sur le personnel et les pratiques pédagogiques, s’appuient sur un suivi régulier pour assurer leur efficacité dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles.