EN DIRECT – Réunion du Conseil de sécurité sur le Yémen

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New York (Le Journal de Bruxelles) 14 janvier 2026 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunit ce mercredi sur la situation au Yémen. L’envoyé spécial Hans Grundberg et le responsable humanitaire Ramesh Rajasingham interviennent lors de cette session en direct. Les discussions portent sur les développements récents et les défis persistants dans le pays.

Le Conseil de sécurité examine la situation au Yémen au milieu d’un conflit prolongé qui a causé des dizaines de milliers de morts et une crise humanitaire aiguë. Récemment, plusieurs résolutions ont été adoptées pour prolonger des mandats liés à la surveillance des sanctions, aux attaques en mer Rouge et à la mission à Hodeïda. Ces mesures visent à soutenir la paix et la stabilité tout en répondant aux menaces régionales.

Quelle est la teneur de cette réunion du Conseil de sécurité ?

Le Conseil de sécurité tient une réunion en direct ce 14 janvier 2026 à New York sur la situation au Yémen. Selon les informations fournies par les Nations Unies, l’envoyé spécial pour le Yémen, Hans Grundberg, et Ramesh Rajasingham, haut responsable du Bureau des affaires humanitaires, prennent la parole. Cette session fait suite à une série de décisions récentes prises par le Conseil.

Les discussions portent sur les progrès limités dans la mise en œuvre des accords et les obstacles persistants. Le conflit yéménite, qui oppose principalement le gouvernement reconnu internationalement aux rebelles Houthis, continue d’affecter la région, notamment via des attaques en mer Rouge. La réunion vise à évaluer les développements actuels et à coordonner les efforts internationaux.

Des sources des Nations Unies indiquent que cette session s’inscrit dans un contexte de prorogations de mandats, soulignant l’urgence d’une action concertée pour la paix. Les interventions attendues mettront l’accent sur les besoins humanitaires et les violations présumées d’embargos.

Quelles résolutions récentes a adoptées le Conseil de sécurité sur le Yémen ?

Le Conseil de sécurité a récemment prorogé jusqu’au 28 janvier 2026 le mandat de la Mission des Nations Unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (MINUAAH). Cette décision, soumise par le Royaume-Uni, ne prolonge le mandat que de six mois et demi, contrairement aux années précédentes où il était d’un an. Comme rapporté par le service de presse des Nations Unies, le texte demande au Secrétaire général de présenter un rapport complémentaire avant le 28 novembre 2025 pour améliorer l’efficacité de la mission.

Une autre résolution a renouvelé pour un an le régime de sanctions contre certaines personnes et entités au Yémen, adoptée à 13 voix pour contre deux abstentions de la Russie et de la Chine. Présentée par le Royaume-Uni, elle autorise des sanctions financières et des restrictions de déplacement jusqu’au 14 novembre 2026. Le mandat du Groupe d’experts sur le Yémen est prolongé jusqu’au 15 décembre 2026.

Le chargé d’affaires britannique James Kariuki a déclaré après le vote : « La résolution renforcera la capacité du Conseil à surveiller et donc à dissuader les violations de l’embargo sur les armes. Cela contribuera à limiter la capacité des Houthis à déstabiliser le Yémen et à menacer la sécurité maritime régionale, tout en évitant d’avoir un impact négatif sur la situation humanitaire du peuple yéménite. »

Par ailleurs, le Conseil a prolongé de six mois, jusqu’au 15 janvier 2026, l’obligation pour le Secrétaire général de rendre compte des attaques houthistes en mer Rouge. Ce texte, rédigé par les États-Unis et la Grèce, a été adopté par 12 voix pour et trois abstentions, dont celles de l’Algérie, de la Chine et de la Russie.

Quelles sont les réactions des États membres ?

Le Royaume-Uni a noté que, avec l’expiration prochaine du mandat de la MINUAAH, le Conseil devra examiner toutes les options, y compris une éventuelle clôture de la mission. La délégation britannique a appelé à respecter la souveraineté du Yémen et à lever les restrictions entravant la liberté de circulation de la MINUAAH. Elle a exhorté les parties à coopérer activement.

La Russie a qualifié d’inacceptable l’utilisation du régime de sanctions à des fins politiques étroites et a souligné l’importance de la participation des partenaires régionaux comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Iran et Oman. L’Algérie a regretté l’absence de référence à la situation à Gaza, qu’elle lie aux tensions en mer Rouge. La Chine a plaidé pour restaurer l’accès humanitaire à Gaza et soutenir la solution des deux États.

Les États-Unis ont condamné les attaques des Houthis et le soutien présumé de l’Iran, violant selon eux la résolution 2216 de 2015 qui impose un embargo sur les armes à Ansar Allah. Selon Africanews, des dizaines de milliers de Yéménites ont été tués dans le conflit, et 14 millions risquent la famine.

Quel est le contexte du conflit au Yémen ?

Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 le gouvernement, soutenu par une coalition menée par l’Arabie saoudite, aux rebelles Houthis contrôlant des zones dont la capitale Sanaa. Les Nations Unies réaffirment leur attachement à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Yémen. L’Accord de Hodeïda, supervisé par la MINUAAH, vise à démilitariser ce port vital pour l’aide humanitaire.

Les attaques des Houthis en mer Rouge, liées selon certains à la situation à Gaza, ont perturbé la navigation internationale. La résolution 2722 de 2024 et ses renouvellements imposent des rapports sur ces incidents. Le Secrétaire général est tenu de fournir des informations détaillées jusqu’en janvier 2026.

Selon les rapports des Nations Unies, les restrictions imposées par les parties entravent les opérations des missions onusiennes. Le Royaume-Uni a insisté sur la nécessité pour l’ONU de soutenir les besoins humanitaires et la stabilité à long terme.

Quelles implications pour l’avenir du Yémen ?

Ces prorogations de mandats signalent une volonté du Conseil de maintenir la pression sur les acteurs du conflit tout en évaluant la viabilité des missions. La demande d’un rapport sur la MINUAAH d’ici novembre 2025 pourrait mener à une restructuration ou à une clôture, afin d’améliorer la coordination des efforts onusiens au Yémen.

Les sanctions renforcées visent à dissuader les violations d’embargo et à limiter les menaces maritimes, sans aggraver la crise humanitaire. Les partenaires régionaux sont appelés à s’impliquer activement. L’échange de prisonniers récent entre le gouvernement et les Houthis, mentionné dans certains rapports, offre un signe positif, bien que fragile.

La réunion du 14 janvier permettra d’entendre les analyses de Hans Grundberg sur les perspectives de paix et de Ramesh Rajasingham sur l’aide humanitaire. Le Conseil pourrait discuter de mesures supplémentaires pour libérer des détenus et faciliter l’accès à l’aide.

La situation reste critique, avec des millions de Yéménites confrontés à l’insécurité alimentaire et aux violences. Les efforts diplomatiques persistent pour un règlement politique inclusif, respectant la souveraineté yéménite. Les Nations Unies continuent de coordonner l’assistance malgré les défis logistiques et sécuritaires.

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