Rome (Le Journal de Bruxelles) 24 janvier 2026 – Le Vatican a reçu une invitation du président américain Donald Trump à rejoindre le « Conseil de la paix » pour Gaza. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, a indiqué que le pape Léon XIV examine personnellement la proposition. Aucune décision n’a été prise pour l’instant.
Le Saint-Siège adopte une position prudente face à cette initiative diplomatique promue par Donald Trump. Lors d’un événement à Rome le 21 janvier, le cardinal Parolin a confirmé la réception de l’invitation et souligné la nécessité d’un discernement approfondi.
Quelle est l’origine de cette invitation ?
Le président américain Donald Trump a lancé une initiative pour créer un « Conseil de la paix » axé initialement sur Gaza, selon des rapports de Zenit et ACI Afrique. Cet organe, indépendant des Nations unies, vise à traiter des conflits mondiaux et requiert une contribution financière d’un milliard de dollars par pays participant pour un siège permanent, comme indiqué par Human Rights Watch.
Plusieurs pays ont déjà annoncé leur participation, dont l’Égypte, le Bélarus, les Émirats arabes unis, la Hongrie et Israël, d’après ACI Afrique. La présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, a salué l’initiative en lien avec le soutien américain à l’indépendance de son pays en 2008, selon Zenit.
Quelle est la réaction du Vatican ?
Le cardinal Pietro Parolin a déclaré aux journalistes : « Nous avons également reçu cette invitation ; le pape l’a reçue. Nous examinons la question et approfondissons le sujet. C’est une question qui nécessite du temps pour y répondre », rapporte Zenit. La Croix confirme ces propos, notant que le Vatican réfléchit sur la marche à suivre.
Le Saint-Siège maintient une attitude mesurée, sans soutien ni rejet formel, selon Vatican News et Cath.ch. Le cardinal a ajouté que l’Italie réfléchit également à cette opportunité, d’après ACI Afrique.
Quelles sont les déclarations officielles ?
« Nous aussi nous avons reçu l’invitation à rejoindre le Conseil de la paix pour Gaza. Le pape l’a reçue et nous voyons ce qu’il convient de faire ; nous l’examinons en profondeur », a confié le cardinal Parolin, cité par ACI Afrique et La Croix. Ces déclarations ont été faites le 21 janvier lors d’un événement à Rome.
Quelles implications pour la diplomatie vaticane ?
Cette invitation s’inscrit dans un contexte de tensions internationales, avec des critiques sur le rôle du Conseil face à l’ONU, comme relevé par Human Rights Watch. Le Vatican, traditionnellement engagé pour le désarmement et la paix, poursuit son discernement, selon Vatican News.
Des pays comme la France ont refusé l’invitation, entraînant des menaces de droits de douane de la part de Trump, indique Human Rights Watch. Le Saint-Siège rappelle une approche fondée sur la patience et la légalité internationale, d’après Zenit.
Le Vatican continue d’évaluer l’initiative dans un cadre de cohérence morale et diplomatique, sans annonce de décision imminente. Cette position reflète la prudence habituelle du Saint-Siège face aux propositions géopolitiques controversées.