UE : porte ouverte aux discussions avec Poutine, mais « on est pas là »

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Bruxelles (Le Journal de Bruxelles) 12 janvier 2026 – La Commission européenne ouvre la porte à des discussions directes avec Vladimir Poutine pour la paix en Ukraine. Paula Pinho, porte-parole, indique que les bombardements russes rendent cela impossible actuellement. L’UE travaille dur pour la paix, sans isoler diplomatiquement Moscou à terme.

La Commission européenne a publiquement évoqué la possibilité d’engager des pourparlers directs avec le président russe Vladimir Poutine, tout en soulignant que les attaques incessantes de la Russie contre l’Ukraine rendent une telle initiative prématurée. Selon Euronews, cette position marque un évolution dans l’approche de l’UE face à la guerre en Ukraine.

Quelle est la position actuelle de la Commission européenne ?

Paula Pinho, porte-parole en chef de la Commission européenne, a déclaré lundi après-midi que l’UE travaille « très, très dur pour la paix en Ukraine ». Interrogée sur des discussions directes avec Poutine, elle a répondu : « Nous n’en sommes pas encore là ».

Elle a répété : « Nous aimerions y arriver », précisant que ce n’est pas dû au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s’est souvent dit prêt à dialoguer. Selon Euronews, les commentaires de Paula Pinho interviennent après des propositions récentes d’Emmanuel Macron et de Giorgia Meloni.

Cette déclaration représente un changement par rapport à la politique antérieure de la Commission, centrée sur l’isolement diplomatique et les sanctions économiques contre le Kremlin pour son invasion de l’Ukraine en 2022 et ses attaques hybrides contre l’Europe, rapporte Euronews.

Quelles réactions des leaders européens ?

Vendredi, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a soutenu la position d’Emmanuel Macron. « Je pense que M. Macron a raison sur ce point. Je pense que le moment est venu pour l’Europe de parler aussi avec la Russie », a-t-elle déclaré à la presse, selon Euronews.

Giorgia Meloni a ajouté : « Car si l’Europe décide de participer à cette phase de négociations en ne parlant qu’à l’une des deux parties, je crains qu’en fin de compte, la contribution positive qu’elle peut apporter soit limitée ». Elle a suggéré que l’UE nomme un envoyé spécial pour mener les discussions au nom des 27 États membres.

La dirigeante italienne a averti lors de sa conférence de presse du Nouvel An : « Si nous faisions l’erreur de décider, d’une part, de rouvrir le dialogue avec la Russie et, d’autre part, de procéder de manière désorganisée, nous rendrions service à Poutine ». Selon La Matinale Européenne, Meloni insiste sur un envoyé spécial pour une voix unie de l’Europe.

Quelles divergences au sein de l’UE ?

Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a adopté un ton plus ferme. « Poutine ne veut pas la paix, la réponse de la Russie à la diplomatie est plus de missiles et de destruction », a-t-elle expliqué, appelant à puiser dans les arsenaux de défense aérienne et à imposer des sanctions plus sévères, rapporte La Matinale Européenne.

La Croix confirme que dialoguer avec Poutine « n’est pas encore à l’ordre du jour », citant Paula Pinho : « Nous n’en sommes pas encore là. Mais, à un moment, nous espérons qu’il y aura de telles discussions qui permettront enfin de parvenir à la paix en Ukraine ».

Quelles implications pour les négociations en cours ?

L’UE maintient son soutien à l’Ukraine, avec des discussions récentes sur un prêt de 90 milliards d’euros pour 2026-2027, garanti par le budget européen, comme évoqué lors d’un Conseil européen en décembre. Cela vise à donner de la visibilité financière à Kiev avant des négociations avec le FMI.

Les Européens affirment leur détermination face à la Russie, en suivant les négociations en parallèle tout en soutenant un « paix robuste et solide ». L’absence de signes indiquant que Poutine souhaite discuter est déplorée par l’UE, selon Le Figaro.

La proposition d’un envoyé spécial pourrait unifier la position européenne, évitant une approche fragmentée qui profiterait à Moscou. Les bombardements russes récents, qualifiés de « schéma mortel récurrent », bloquent tout dialogue immédiat.

La position de la Commission européenne reflète un équilibre entre ouverture future au dialogue avec la Russie et soutien ferme à l’Ukraine face aux agressions actuelles. Les déclarations de Paula Pinho, Giorgia Meloni et d’autres leaders soulignent la complexité des efforts diplomatiques en ce jour 1420 de la guerre.

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