Syrie : la Turquie accuse le Parlement européen d’adopter « des résolutions malveillantes »

Editorial Team

Ankara (Le Journal de Bruxelles) 13 février 2026 – La Turquie a accusé le Parlement européen d’ingérence et d’adopter des résolutions malveillantes sur la situation en Syrie. Ces critiques interviennent après l’adoption d’une résolution condamnant les actions turques dans le nord-est du pays. Le texte demande à Ankara de cesser son intervention militaire.

Le Parlement européen a adopté une résolution sur la situation des Kurdes en Syrie, obtenant 363 voix pour, 71 contre et 81 abstentions, selon les informations rapportées par Kurdistan au féminin. Ce document dénonce les attaques turques contre des civils et infrastructures dans les zones kurdes frontalières et presse le gouvernement turc de mettre fin à son intervention militaire.

Quelle est la position de la Turquie face à cette résolution ?

La Turquie a qualifié ces résolutions de malveillantes et d’ingérence dans ses affaires, comme l’indique L’Orient-Le Jour. Vendredi, des responsables turcs ont dénoncé les deux textes votés par le Parlement européen concernant la Syrie. Selon Anadolu, relayé par SANA, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a exprimé des inquiétudes sur les pratiques des Forces démocratiques syriennes (FDS) liées au dossier des prisonniers de Daech.

Quel est le contexte des tensions en Syrie ?

Depuis un cessez-le-feu en place le 20 janvier 2026, des violations ont été signalées dans le nord-est de la Syrie, selon le site du Parlement européen. Les forces syriennes ont repris le contrôle de territoires auparavant occupés par les FDS, entraînant le déplacement d’environ 150 000 personnes, principalement kurdes, d’après l’Organisation internationale pour la migration. La résolution européenne demande à tous les acteurs régionaux, y compris la Turquie, de s’abstenir d’actions militaires et de soutenir un règlement inclusif.

Quelles mesures spécifiques réclame le Parlement européen ?

Le texte presse la Turquie de cesser immédiatement son intervention et de permettre des négociations entre le gouvernement syrien de transition et les FDS, comme détaillé dans la résolution adoptée à Strasbourg. Il souligne également la nécessité de respecter l’intégrité territoriale syrienne et d’éviter tout déplacement forcé ou ingénierie démographique.

Quelles sont les implications pour la région ?

La Turquie soutient l’accord de cessez-le-feu du 18 janvier 2026 et l’intégration des forces locales dans les institutions syriennes, selon les déclarations de Hakan Fidan rapportées par SANA. Ankara suit avec inquiétude les tentatives des FDS de manipuler le dossier Daech, tandis que le gouvernement syrien se dit prêt à sécuriser les sites sensibles comme le camp de Hol. Le débat au Parlement européen s’est tenu les 10 et 12 février, marquant une escalade diplomatique.

Cette controverse met en lumière les divergences persistantes sur le rôle de la Turquie en Syrie, avec des appels européens à une solution pacifique et des mises en garde turques contre toute ingérence extérieure.

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