Bruxelles (Le Journal de Bruxelles) 26 janvier 2026 – Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte a déclaré que l’Europe ne peut se défendre seule sans les États-Unis. Les deux parties ont besoin l’une de l’autre pour assurer leur sécurité collective. Cette affirmation a été faite devant le Parlement européen.
Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a martelé l’interdépendance entre l’Europe et les États-Unis lors d’une intervention au Parlement européen à Bruxelles. Selon lui, toute idée d’une défense européenne autonome reste illusoire sans le soutien américain.
Que a déclaré Mark Rutte devant les eurodéputés ?
L’Europe ne peut pas se défendre seule sans l’aide des États-Unis, et ils ont besoin l’un de l’autre, a affirmé lundi le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte. Une déclaration faite devant le Parlement européen à Bruxelles.
« Et si quelqu’un pense encore ici que l’Union européenne, ou l’Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver. Vous ne le pouvez pas. Nous ne le pouvons pas, nous avons besoin les uns des autres », a-t-il martelé devant les eurodéputés, comme rapporté par La Télé.
Quel est le contexte de ces propos ?
Ces déclarations interviennent dans un contexte de doutes sur l’engagement américain envers la défense collective de l’OTAN, alimentés par une rhétorique isolationniste aux États-Unis. Selon Challenges, la tentation du protectionnisme américain et la pression pour un financement accru des capacités militaires placent l’Europe devant un dilemme sécuritaire.
Les Européens militent pour garantir l’engagement américain en Europe, avec des déploiements de troupes et des armes nucléaires opérées sous le principe de la double clé, relevant de la décision de Washington.
Quelle présence militaire américaine en Europe ?
En septembre, les États-Unis disposaient de près de 68 000 militaires actifs dans les 30 pays européens membres de l’OTAN, représentant 40 % de leurs troupes déployées dans le monde, selon Le Grand Continent. La majorité se trouve en Allemagne (36 000), en Italie (13 000) et au Royaume-Uni (10 000), sur 31 bases permanentes et 19 sites militaires.
Ces bases remplissent des fonctions liées à l’OTAN et sont intégrées aux objectifs de l’Alliance, constituant des piliers de la projection de puissance américaine.
Quelles implications pour l’avenir de l’OTAN ?
Les réalités stratégiques empêchent les États-Unis d’être principalement concentrés sur la sécurité de l’Europe, mais ils restent engagés dans une relation équilibrée. Les Alliés européens ont approuvé une règle de 5 % des dépenses de défense, incluant une part dédiée aux armes américaines.
Certains en Europe tendent l’oreille aux propositions françaises d’autonomie stratégique européenne, face aux incertitudes transatlantiques.
Cette position de Mark Rutte souligne l’essentiel de la solidarité OTAN, avec une interdépendance mutuelle confirmée par la présence militaire américaine et les déclarations officielles.