Bruxelles (Le Journal de Bruxelles) 25 janvier 2026 – La Belgique conserve son record mondial de pression fiscale sur les salaires selon le rapport 2025 de l’OCDE. Le « coin fiscal » atteint 52,6 % pour un travailleur célibataire sans enfant au salaire moyen. Cette charge élevée pénalise employeurs et salariés.
Selon l’étude « Les impôts sur les salaires 2025 » publiée fin avril par l’OCDE, la Belgique détient le plus haut taux de « coin fiscal » parmi les 38 pays membres, avec 52,6 % du coût total du travail prélevé en impôts et cotisations sociales. Ce record mondial freine l’embauche et la compétitivité des entreprises, particulièrement des PME et indépendants. La moyenne OCDE s’élève à 34,9 %.
Quelle est la situation fiscale en Belgique selon l’OCDE ?
Le « coin fiscal » mesure la différence entre le coût d’un salarié pour l’employeur et son salaire net perçu. En Belgique, il culmine à 52,6 % pour un célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen en 2024. Aucun autre pays de l’OCDE ne dépasse les 50 %.
À titre de comparaison, l’Allemagne affiche 47,9 %, la France 47,2 %, l’Italie 47,1 % et l’Autriche 47,0 %. Cette pression élevée rend le travail coûteux pour les employeurs belges et limite le net disponible pour les salariés, comme le rapporte l’UCM.
Quelles réactions et quel contexte historique ?
L’UCM alerte depuis des années sur l’impact dévastateur de cette fiscalité sur les créateurs d’activité et la croissance. Dans son mémorandum 2024-2029, elle réclame un allègement des charges sur le travail pour relancer l’emploi et simplifier la fiscalité pour les indépendants et PME.
Le blog Forum for the Future note une légère baisse de 0,10 point pour les célibataires sans enfant en 2024, mais ce frémissement reste marginal. Historiquement, le coin fiscal a diminué de 57,1 % en 2000 à 52,6 % aujourd’hui, soit 4,5 points en 25 ans.
Quelles tendances en Europe ?
En Europe, les pays nordiques affichent des taux élevés, le Danemark en tête pour tous types de ménages. La Belgique et l’Islande présentent des niveaux relativement hauts, particulièrement pour les personnes seules, selon Euronews analysant le rapport OCDE.
Les pays d’Europe de l’Est ont les taux les plus bas. Des augmentations de charges ont été observées dans plusieurs pays occidentaux, mais la Belgique reste en tête du classement mondial.
Quelles implications pour l’économie belge ?
Cette situation décourage la prise de risque entrepreneurial et freine la dynamique des petites entreprises, selon l’UCM. Elle représente un frein majeur à l’embauche, à la compétitivité et à la croissance dans toutes les régions du pays.
Les réformes gouvernementales vont dans le bon sens, mais l’UCM appelle à une action ambitieuse pour maîtriser le coût salarial sans pénaliser les travailleurs. La Belgique conserve une marge de manœuvre en matière de compétitivité fiscale, d’après le VBO.
Le rapport OCDE confirme la position dominante de la Belgique en matière de pression fiscale sur le travail, avec des effets persistants sur l’économie et l’emploi.