Au procès du FN, Wallerand de Saint-Just joue sur tous les tableaux

Editorial Team

Paris (Le Journal de Bruxelles) 28 janvier 2026 – Au procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN), Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier, s’est présenté à la barre.

Il défend vigoureusement Marine Le Pen et le parti, affirmant ignorer tout travail fictif des assistants. L’audience met en lumière les échanges tendus avec la présidente du tribunal.

Quelle est la défense de Wallerand de Saint-Just ?

Wallerand de Saint-Just, juriste et ancien trésorier du Front national devenu Rassemblement national, a témoigné lors de l’audience du 28 janvier 2026. Interrogé sur les activités des assistants parlementaires, il a déclaré ne pas s’intéresser à savoir si un assistant payé par un député travaillait pour un autre ou pour le parti.

« Je n’imagine pas que Marine Le Pen puisse commettre une infraction », a-t-il affirmé à la barre, selon RTL. Concernant Yann Le Pen, il a expliqué qu’elle travaillait pour le parti en tant que responsable des grandes manifestations, potentiellement pour des députés européens ou leur groupe.

La présidente Michèle Agi a relevé que ces postes étaient à plein temps, soulignant un possible choc face à cette situation. Wallerand de Saint-Just a répondu en évoquant une éventuelle omission de sa part à l’époque.

Quelles réactions et quel contexte entourent ce procès ?

Ce procès en appel porte sur l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, jugés pour détournement de fonds publics et complicité. Le RN, personne morale, avait été condamné en première instance à deux millions d’euros d’amende, dont un million ferme, avec confiscation d’un million d’euros.

Les débats au fond ont débuté le 13 janvier 2026 devant la cour d’appel de Paris. Wallerand de Saint-Just est mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics, tout comme le parti.

Quels échanges ont marqué l’audience ?

Lors de son interrogatoire, la présidente a demandé : « Yann Le Pen vous savez pas ce qu’elle fait ? » Wallerand de Saint-Just a répondu : « Elle travaille pour le parti. » Selon Mediapart, il s’est défendu en tant que juriste ignorant le caractère illicite des pratiques.

L’avocat des parties civiles a déclaré : « Je ne m’intéresse pas du tout de savoir qu’un assistant parlementaire est payé par tel député mais travaille en fait pour tel député. Ça m’échappe complètement ! »

Quelles suites pour ce procès en appel ?

Les audiences se poursuivent avec d’autres témoignages attendus, dont celui de Nicolas Crochet. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris examinera les recours contre les renvois devant le tribunal.

Le procès vise 27 personnes, dont Marine Le Pen et des cadres du RN, risquant jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Les magistrats rendront leur décision sur les points procéduraux dans les semaines à venir.

Ce dossier illustre les accusations de détournement de fonds publics européens au profit du parti, avec des plaintes complémentaires visant d’autres figures comme Jordan Bardella.

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