Le manque de sommeil, nouveau danger n°1 pour la santé ?

Editorial Team

Paris (Le Journal de Bruxelles) 20 janvier 2026 – Une étude américaine récente positionne le manque de sommeil comme le principal facteur réduisant l’espérance de vie, surpassant la mauvaise alimentation et le manque d’activité physique. Dormir moins de sept heures par nuit augmente significativement les risques pour la santé physique et mentale. Les autorités françaises intègrent désormais le sommeil dans les priorités de santé publique pour 2025-2026.

Une nouvelle étude américaine met en lumière le déficit de sommeil chronique comme un danger majeur pour la santé, potentiellement plus impactant que d’autres facteurs de risque bien connus. En France, où un habitant sur cinq dort moins de six heures par nuit, cette problématique gagne en urgence avec des initiatives gouvernementales dédiées.

Le manque de sommeil dépasse-t-il les autres risques pour la santé ?

Dormir moins de sept heures par nuit pourrait être l’un des principaux facteurs réduisant l’espérance de vie, selon une nouvelle étude américaine rapportée par France Antilles Martinique. Les chercheurs affirment que le déficit de sommeil surpasserait désormais l’impact de la mauvaise alimentation et du manque d’activité physique.

La barre des sept heures apparaît comme un seuil critique. Dormir régulièrement en deçà de cette durée est directement lié à une réduction de l’espérance de vie, précisent les auteurs de l’étude. Bien que la recommandation classique de huit heures pour un sommeil pleinement réparateur reste valable, les risques augmentent significativement au-dessous de sept heures.

En France, la durée moyenne de sommeil est de sept heures par nuit, atteignant sept heures et demie le week-end, selon des données compilées par Sante-sur-le-net.com. Un Français sur cinq dort moins de six heures, et 45 % déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil.

Sur cinquante ans, les Français ont perdu en moyenne une heure et demie de sommeil par nuit. Cette dégradation s’observe particulièrement chez les enfants et adolescents, avec 30 % des enfants et 70 % des adolescents en déficit de sommeil.

Quelles sont les conséquences physiques et mentales du déficit de sommeil ?

Les effets du manque de sommeil vont bien au-delà de la fatigue diurne. L’étude américaine dresse une liste de conséquences insidieuses, incluant des dérèglements physiologiques comme des perturbations hormonales, des douleurs musculaires chroniques, des maux de tête récurrents et une fragilisation du système immunitaire, selon France Antilles Martinique.

Dormir moins de six heures par nuit augmente les risques d’obésité de 55 % chez l’adulte et de 89 % chez l’enfant, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers, indiquent les analyses de Sante-sur-le-net.com. Des déséquilibres métaboliques favorisent également la prise de poids.

Quel impact sur la santé mentale et cognitive ?

L’insomnie double le risque de dépression, et les adolescents dormant moins de neuf heures par nuit voient leur risque de trouble psychiatrique multiplié par 3,4 et de troubles de l’humeur par 5,4, selon Sante-sur-le-net.com. Le manque de sommeil provoque des trous de mémoire, une somnolence, des difficultés de concentration et des pensées floues, comme le décrit Santepsy.ch.

À long terme, il rend plus sensible au stress, favorisant l’anxiété et la dépression dans un cercle vicieux. Selon le site du ministère de la Santé, un manque ou une mauvaise qualité de sommeil accroît les risques de troubles psychiques, tandis qu’un bon sommeil améliore l’humeur et le bien-être général.

Les troubles du sommeil impactent la concentration au travail et les performances individuelles chez les adultes, et nuisent à la réussite scolaire chez les jeunes. La somnolence est impliquée dans 10 à 20 % des accidents de la route.

Comment la France réagit-elle face à cette épidémie de privation de sommeil ?

Le gouvernement français fait du sommeil une priorité pour 2025-2026. Une feuille de route interministérielle vise à en faire un indicateur de santé à part entière, systématiquement abordé en consultation médicale, selon Erevo.fr et le site du ministère de la Santé.

Un Français sur deux dort mal, une situation aggravée ces dernières années chez les enfants, adolescents et adultes actifs, note Erevo.fr. Les conséquences incluent un risque accru de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète de type 2, de dépression, de troubles cognitifs et de maladies neurodégénératives.

Le plan d’actions propose d’agir sur l’environnement de vie et de travail pour favoriser le repos, comme l’aménagement des logements, des rythmes scolaires et professionnels, et la lutte contre les nuisances sonores. Il vise aussi à mieux repérer les troubles du sommeil, à renforcer la prévention et l’accès aux soins.

Parmi les mesures phares figurent la promotion de rituels apaisants avant le coucher chez les enfants et le soutien à la recherche sur le sommeil. Ce plan s’inscrit dans la continuité du précédent (2007-2010) et dans la priorité nationale accordée à la santé mentale, avec une cause nationale dédiée en 2026, selon Monparcourshandicap.gouv.fr.

Prendre soin du sommeil est présenté comme un investissement dans le bien-être global, par la mise en place de routines régulières et d’un environnement favorable, insistent Santepsy.ch et Dielen.fr.

Quelles implications pour la santé publique et les prochaines étapes ?

Cette reconnaissance positionne le sommeil comme un pilier central de la santé publique, comparable à la lutte contre le tabagisme, selon France Antilles Martinique. Les enjeux sont multiples : réduction de la consommation de médicaments, amélioration de la santé mentale, meilleure réussite scolaire, baisse des accidents liés à la somnolence et diminution des pathologies chroniques, comme l’espère Erevo.fr.

La stratégie gouvernementale offre une opportunité de renforcer la prévention personnalisée et de lutter contre les inégalités sociales de santé. Elle cible particulièrement les publics vulnérables, tels que les enfants et adolescents affectés par les écrans et les rythmes de vie décalés, note le ministère de la Santé.

Pour réussir, les pratiques cliniques doivent évoluer sur le terrain, avec une exploration systématique du sommeil en médecine générale. Les professionnels de santé, souvent exposés à la fatigue chronique, bénéficieront eux aussi de cette avancée.

Les Français dorment de moins en moins bien depuis la crise sanitaire, accentuant les risques pour l’équilibre physique, mental, social et cognitif. Bien dormir favorise en revanche la réussite scolaire et professionnelle, la concentration et la mémoire.

About Us

Brussels Morning is a daily online newspaper based in Belgium. BM publishes unique and independent coverage on international and European affairs. With a Europe-wide perspective, BM covers policies and politics of the EU, significant Member State developments, and looks at the international agenda with a European perspective.
Partager cet article.
The Brussels Morning Newspaper Logo

Subscribe for Latest Updates