Paris (Le Journal de Bruxelles) 13 janvier 2026 – Lors de la séance de Questions au Gouvernement du 13 janvier, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a exprimé le soutien total de la France au peuple iranien face à la répression des manifestations en cours depuis le 28 décembre. Les députés ont interrogé sur la situation en Iran, marquée par une coupure d’internet et plus de 10 600 arrestations selon un rapport cité. D’autres thèmes incluent le sans-abrisme post-vague de froid, la santé et les problématiques en Outre-mer.
La séance de Questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mardi 13 janvier 2026, a mis en lumière la crise en Iran comme sujet dominant, avec des échanges sur la répression violente des manifestations et les réponses internationales attendues.
Quelle est la situation en Iran évoquée à l’Assemblée ?
Les manifestations en Iran ont éclaté le 28 décembre dernier et sont violemment réprimées par le régime, selon les échanges rapportés lors de la séance de Questions au Gouvernement diffusée par LCP. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé que « la France est tout entière aux côtés du peuple iranien », appelant à ce qu’il n’y ait « aucune impunité » face à ces événements.
Le régime iranien a coupé internet dans tout le pays depuis jeudi dernier, compliquant l’évaluation précise de l’ampleur de la répression, comme l’a souligné la chef de la diplomatie européenne dans un contexte évoqué par Euronews. Un rapport de Human Rights Activist News Agency, cité dans des comptes rendus, indique que plus de 10 600 personnes ont été arrêtées au cours des deux dernières semaines de manifestations.
Cette coupure des réseaux complique le recoupement des informations, rendant difficile une vue d’ensemble sur la réalité au sol. Les députés ont saisi cette occasion pour interroger le gouvernement sur la position française et les mesures à prendre internationalement.
Quels autres thèmes ont été abordés lors de la séance ?
Outre l’Iran, les députés ont interrogé le gouvernement sur les moyens de la santé et le budget de la Sécurité sociale en France. Les sujets incluent le soutien aux EHPAD et à la branche Autonomie, la grève des médecins qui dure depuis une dizaine de jours, ainsi que les moyens des hôpitaux publics, selon le déroulé rapporté par LCP.
Les députés d’Outre-mer, tels qu’Anchya Bamana du Rassemblement National, Emeline K/Bidi du groupe GDR et Elie Califer du groupe SOC, ont soulevé des problématiques spécifiques : la crise de l’eau à Mayotte, le narcotrafic à La Réunion et la santé mentale en Guadeloupe. Le gouvernement a rappelé la nécessité de voter un budget pour 2026 afin d’avancer sur ces dossiers.
Quelles mesures pour l’Outre-mer ?
Concernant Mayotte, la crise de l’eau persiste, tandis que le narcotrafic à La Réunion et la santé mentale en Guadeloupe ont été mis en avant comme urgences. Le gouvernement insiste sur l’adoption rapide du budget 2026 pour débloquer des actions concrètes, comme indiqué dans les échanges de la séance.
Quelles réactions face aux autres actualités nationales ?
Parmi les autres thèmes, le sans-abrisme a été évoqué une semaine après la vague de froid qui a traversé la France, soulignant les défis persistants pour les populations vulnérables. Un autre sujet concerne la mort d’un homme tué par balle à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, le 7 janvier dernier.
Les députés ont également abordé l’accord sur l’impôt minimum mondial, dont Donald Trump s’est félicité d’avoir fait sortir les multinationales américaines, ainsi que les conséquences de l’absence de budget pour 2026. La situation à Gaza a été mentionnée dans les discussions finales.
Dans un contexte plus large, des manifestations agricoles persistent en France, avec des blocages comme sur l’autoroute A1 reliant Paris à Lille, et des dépôts de fumiers devant des bâtiments étatiques, selon des reportages d’Euronews sur l’actualité du jour.
Quelles implications pour la politique française ?
Cette séance met en évidence les priorités du gouvernement face à des crises multiples, de l’international à l’Outre-mer et aux enjeux sociaux internes. L’appel à voter le budget 2026 revient comme un leitmotiv pour avancer sur la santé, l’autonomie et les territoires ultramarins.
Sur le plan international, le positionnement ferme de Jean-Noël Barrot sur l’Iran pourrait influencer les discussions européennes, alors que la coupure d’internet complique toute action coordonnée. En France, la grève des médecins et les questions de sans-abrisme post-froid soulignent des tensions budgétaires persistantes.
Les manifestations agricoles, avec leurs barrages filtrants et actions symboliques, ajoutent une pression supplémentaire sur le gouvernement, qui doit équilibrer réponses locales et contraintes nationales.
La séance du 13 janvier 2026 illustre la diversité des défis affrontés par la France, de la solidarité avec l’Iran à la gestion des crises domestiques, dans l’attente d’un budget pour 2026 qui conditionne de nombreuses avancées. Les échanges, riches en interpellations précises, reflètent l’actualité brûlante d’un début d’année marqué par des tensions multiples.