Alveringem (Le Journal de Bruxelles) 13 janvier 2026 – Une nouvelle infection à la grippe aviaire de type H5 a été confirmée dans un élevage de volailles à Alveringem, en Flandre occidentale. Cette détection survient dans la zone de surveillance existante liée à des foyers précédents à Furnes et Warhem. L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a mis en place des zones de protection et de surveillance.
L’exploitation touchée se situe dans la zone de 10 km délimitée après les cas détectés fin décembre à Furnes et Warhem, en France. Les autorités ont abattu les volailles infectées et renforcé les mesures de biosécurité dans les zones concernées. Cette épidémie automnale compte désormais plusieurs foyers en Belgique.
Quelle est la situation exacte à Alveringem ?
La grippe aviaire de type H5, variant hautement pathogène, a été détectée dans un élevage de volailles à Alveringem, en province de Flandre occidentale, selon l’Afsca. L’exploitation se trouve dans la partie sud de la zone Furnes-Alveringem. Une grande partie de la zone de protection de 3 km et de la zone de surveillance de 10 km chevauche les zones existantes, incluant une portion en territoire français.
Dans la zone de 10 km, tous les détenteurs de volailles, professionnels ou particuliers, doivent mettre leurs animaux à l’abri des oiseaux sauvages. Dans la zone de 3 km, cette obligation s’étend à tous les oiseaux. L’Afsca a confirmé l’infection et procédé à l’abattage préventif des volailles sur place, comme le prévoit le protocole standard.
Des foyers similaires ont été signalés récemment à Furnes, avec deux élevages touchés, et à Wingene, un autre en Flandre occidentale. Ces cas s’inscrivent dans une série d’infections détectées depuis l’automne 2025.
Quel est le contexte de cette épidémie en Belgique ?
Depuis l’automne 2025, des foyers de grippe aviaire H5 ont été détectés dans quinze élevages de volailles et chez deux éleveurs amateurs en Belgique, d’après les communiqués de l’Afsca. De nombreux cas ont également été constatés chez des oiseaux sauvages. Les pays voisins ne sont pas épargnés, avec des infections signalées en France, notamment à Warhem.
Le ministre de l’Agriculture, David Clarinval, a rétabli l’obligation de protection des volailles le 23 octobre 2025. Cette mesure s’applique à tous les éleveurs professionnels et particuliers enregistrés dans Sanitel. Les oiseaux des particuliers ne doivent pas être confinés obligatoirement, mais nourris et abreuvés à l’intérieur ou sous abri.
Quelles mesures préventives sont recommandées ?
L’Afsca recommande vivement de protéger au maximum les animaux en couvrant les poulaillers ou volières avec des filets pour les abriter des oiseaux sauvages, explique Aline Van den Broeck, porte-parole de l’Afsca. Dans la zone de 10 km autour d’Alveringem, les volailles doivent être mises à l’abri. Ces règles visent à limiter la propagation du virus, transmis principalement par les oiseaux migrateurs.
En comptant le cas d’Alveringem, onze foyers ont été confirmés dans des élevages professionnels depuis cet automne, selon les rapports initiaux de l’Afsca. Les autorités surveillent étroitement les zones frontalières en raison des chevauchements avec la France.
Quelles sont les implications pour les éleveurs et les consommateurs ?
Les zones de protection et de surveillance imposent des restrictions strictes sur les mouvements d’animaux et produits avicoles. Aucun risque direct pour la consommation humaine n’est signalé, le virus H5 étant principalement pathogène pour les volailles. Les autorités belges coordonnent avec les instances européennes et françaises pour une réponse unifiée.
Les prochaines étapes incluent une surveillance renforcée dans les zones délimitées et des investigations épidémiologiques pour tracer l’origine de l’infection. L’Afsca prévoit des contrôles supplémentaires chez les éleveurs voisins. Si de nouveaux cas émergent, les zones pourraient s’élargir.
Cette nouvelle détection à Alveringem souligne la persistance de la grippe aviaire H5 en Belgique, avec des foyers cumulés à plus d’une quinzaine depuis l’automne. Les mesures de biosécurité restent essentielles pour contenir l’épidémie et protéger la filière avicole.